Récompenses

4 Stratos récompensés lors du concours Cumulus Green 2020 !

Publié le 13 May 2020
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Quatre étudiants de Strate école de design ont participé au concours Cumulus Green 2020. Un concours à l’issu duquel leur projet a bénéficié d’une mention honorable. Retrouvez une interview sur cette belle expérience. 

 

Le concours Cumulus Green 2020 est un concours international ouvert aux étudiants du monde entier, venant de différentes disciplines dont le design. 

Pour cette édition, le sujet proposé était « Pour une nouvelle économie circulaire », un thème axé sur les objectifs de Développement Durable (OOD 12) des Nations Unies, pour des modes de consommation et de productions durables

Ce sont au final 683 projets qui ont été présentés cette année.

Bastien MaubéChloé JeannierClémence Conesa et Madeleine Fritsch sont tous les quatre en 3ème année à Strate école de design, au sein de la formation design Interaction(s)

L’organisation de la participation au concours

Sur proposition de Cécilia Taloppresponsable des relations internationales, les directeurs des départements de Strate école de design ont inclus dans leur planning du premier semestre des 3ème année

À la suite de quoi, Damien Legoisdirecteur du département Interaction(s) a pris l’initiative d’inscrire sa classe de 3ème année au concours.

C’est donc épaulé par Saran Diakité et Charlotte Bourcier que nos 3èmes années se sont répartis en plusieurs groupes

Chaque groupe avait à élaborer une des phases du projet, ce qui permettait une belle évolution du projet tout en mélangeant les talentsimaginaires et connaissances de chaque étudiant

Tout au long de ce projet, Saran Diakité et Charlotte Bourcier ont guidé nos étudiants dans la méthodologie de travail, tout en leur laissant une liberté quant à l’organisation de classe. Elles ont fourni de précieux conseils sur la coordination de groupe, ainsi qu’un suivi méticuleux de l’avancée des projets.

« Nous avons commencé à travailler sur ce concours dès la rentrée en septembre, jusqu’à la fin des cours en février. Nous sommes passé par différentes phases, avec différents groupes

Mais c’est à partir de décembre que nous avons formé notre groupe (Madeleine, Clémence, Bastien et moi) qui devait travailler sur le thème du corail

Pour sélectionner les projets qui seraient envoyés au concours, la classe devait présenter ses projets à des spécialistes du développement durable (contacté par Saran), le nôtre a été sélectionné. Nous avons donc envoyé notre projet à Cumulus Green en février et nous avons eu les résultats en mai. »

Chloé

« Lorsque nous avons commencé le projet, nous nous sommes répartis en petits groupes (4 - 5 personnes) afin de faire des recherches pour préciser le thème d'économie circulaire, et ainsi bien tomber dans le sujet, afin d’éviter toute incompréhension. À chaque séance suivantechacun des groupes a dû présenter ses recherches à l'oralappuyé d'une présentation visuelle, jusqu'à la soumission des projets au concours. 

Une fois ces recherches réalisées, nous avons réalisé en classe entière, un mandala découpé en 3 cercles : passé, présent et futur proche, puis futur lointain (après 2030), afin d'avoir un spectre plus large et ainsi pouvoir réaliser des projets innovants. Nous avons ensuite découpé ce cercle en 9 catégories qui relevait du domaine de l'économie circulaire. Nous nous sommes ensuite de nouveau répartis en plusieurs petits groupes et nous avons chacun développé une catégorie.

Pour revenir au mandala : de toutes ces catégories en est découlé huit projets, que nous avons chacun présentés, critiqués, remis en question. Nous nous sommes de nouveau répartis en nouveaux petits groupes puis nous avons retravaillé chacun des projets. En est découlé 14 concepts. Le schéma s'est répété une nouvelle fois, où nous avons dû faire le choix difficile de sélectionner huit projets parmi les 14 initiaux afin de présenter les meilleurs au concours. Pour ce faire, nous avons établi une grille d'évaluation en commun, et nous avons chacun à notre tour évalué chaque projet en fonction de cette grille.

Au final chacun des huit projets ont été présenté et pitché devant SaranCharlotteDamien, et deux jurys externes, à la suite de quoi chaque groupe a soumis son projet sur le site du concours Cumulus Green. »

Clémence

Le projet COLOR THE SEA

« Aujourd’hui le corail tend à disparaître, alors qu’il est un facteur vitale à la vie sous-marine, et donc à l’environnement, et au tourisme.

COLOR THE SEA est un système qui permet de re coraliser, à grandes échelles, les fonds marinsgrâce à des drones aquatiques.

Karl, notre robotva aller chercher du corail dans les quelques endroits où il en reste, puis le ramener dans une nurserieUne fois développéKarl récupère un petit bout de corail, pour le planter ailleurs, ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne manque plus de corail. »

Bastien

 

« Notre projet a démarré sur la thématique du corail, entreprise par un autre groupe.

Après de longues recherches, nous avons pris conscience du danger que représentait la disparition du corail pour l’écosystème marin ainsi que pour l’économie qui gravite autours. Nous nous sommes demandé comment est-ce qu’il serait possible de re coraliser à grande échelle les récifs abîmés et de les entretenir durablement.

On s’est inspiré d’une vidéodans laquelle on voit des plongeurs aux îles Fidji, qui entretiennent leurs récifs grâce à de petites pépinières installées sous l’eau. Ils y déposent des boutures de corail et attendent plusieurs mois qu’elles grandissent au soleil avant de les replanter. Nous nous sommes demandé comment il serait possible d’utiliser cette technique et ce savoir-faire à grande échelle, afin de réparer les dégâts commis dans les océans et de systématiser l’entretien du corail. C’est là que nous est venu l’idée de petits drones aquatiques autosuffisantsutilisant l’énergie hydraulique pour se déplacer, et gérer les nurseries aquatiques. »

Madeleine 

Petits retours d’expérience !

« Cette expérience m’a appris à gérer des travaux en grand groupe, à être polyvalente puisque nous changions souvent de groupe, à savoir émettre des idées sur des projets déjà commencé et à laisser d’autres personnes finir des projets que j’ai commencé. À faire du bon contenu en peu de temps, j’ai vraiment pu expérimenter le travail dans le contexte d’une entreprise ou d'une agence. »

Chloé

 

« Le travail à trente élèves n’est clairement pas simple ! Mais plus on avançait, plus les choses se structurait. On savait qui faisait quoi, quand changer de groupe etc.. 

Le planning de la méthode était vital. Nos premières séances, quelque peu catastrophiques, nous ont permis de nous organiser, car savoir combien de temps prendrais la recherche, l’itération, etc, étais primordiale, pour ne pas finir trop tard, mais aussi pour prendre le temps de faire suffisamment de recherche. Évidemment, tout le monde n’a pas le même ressenti de cette méthode donc il fallait souvent s’adapter à l’ensemble de la classe, et prendre du temps pour débattre combien de temps nous prendrais telle ou telle étape. » 

Bastien

 

« Cette expérience a été pour moi particulièrement enrichissante sur de nombreux points : 

Premièrement savoir s'adapter à différents groupes de travail et avoir une certaine flexibilité

Ensuite les débriefings à chaque début de séances ont été d'une grande aide : cela a permis de débloquer la paroles'exprimer ouvertement et ainsi nous permettre d'avancer rapidement tout en étant efficace. De plus l'évaluation de projet à chaque séance était aussi particulièrement enrichissante car nous les faisions en anglais la plupart du temps, par conséquent la prise de parole devant un groupe en anglais est devenue de plus en plus fluide au cours des séances tout comme la prise de confiance à l'oral. Pour ma part j'ai vu un réel changement de mon esprit critique et de ma capacité à soulever de nouvelles questions quant aux différents projets. Enfin le travail en "grand" groupe a été particulièrement enrichissant car cela m'a permis de découvrir une nouvelle méthode de travail, une nouvelle façon d'aborder un sujet complexe, de le voir sous toute ses formes de le réfléchir sous différents angles que nous n'aurions peut-être pas abordé dans un projet plus "classique". 

Je pense que tous ces éléments nous ont fait avancerremis en question et nous ont permis de croire en notre projet, d'être persuadé de sa pertinence et de son utilité. »

Clémence

 

« Ce projet nous a demandé de nombreuses recherches sur le développement du corail et la faune qui gravite autours. Nous avons pris exemple sur le bio mimétisme, afin d’intégrer notre projet de la manière la plus douce et naturelle dans cet écosystème fragile que sont nos océans. Un sujet magique ! »

Madeleine

 

Conseils d’un Stratos à un autre

« Le conseil que je pourrais donner à un Stratos est surtout de croire en ses projets, d'être sûrs de l'impact qu'ils peuvent avoir, de ne pas négliger un projet qui pourrait paraître "anodin" au premier abord car cela peut déboucher sur de belles choses. Et d'autres part, ne pas négliger le travail en groupe : on apprend beaucoup des autres, mais aussi sur soi et l'on avance beaucoup plus vite et mieux ensemble ! »

Clémence 

 

« Il faut savoir prendre du recul. Essayer de développer sa vision long terme, en se posant une question toute simple : Dans quel monde est-ce que j’ai envie de vivre ? 

Vivre son métier avec passion, et prendre du plaisir dans ses projets, sans vouloir rentrer dans un moule. Être exigeant avec soi-même mais pas trop pour ne pas perdre le plaisir. Ne pas prêter attention aux notes, le plus important, c’est d’être fier de ce que l’on a fait et d’y avoir donné le meilleur

Savoir aussi suivre ses intuitions tout en restant ouvert sur le monde et les gens. J’entends par là de trouver le juste milieu entre être fidèle à soi-même et accueillir à bras ouverts les connaissances extérieures qui nourrissent la créativité et l’objectivité

Ne pas voir petit : un projet n’est jamais trop ambitieux. Être régulieressayer de construire son identité et sa vision (le portfolio notamment) au fur et à mesure.

Et pour finir être proactif : ne pas hésiter à demander de l’aide, à solliciter les anciens, à aller chercher l’information là où elle se trouve ! »

Madeleine 

 

« Tout d’abord, pour votre prochain travail en groupe, que vous soyez 2 ou 115, prenez du temps pour vous organiserEt pour finir, n’hésitez pas à modifier votre méthodologieDans notre cas, pour trouver le plus d’idées possible, nous avons commencé par écrire des histoires du futur, puis des idées folles en sont sorties. C’est l’une des raisons qui a fait la richesse des projets que notre classe a présenté. »

Bastien