Cursus Design Industriel en 5 ans
Accessible de Post-Bac à Bac+4
Plongée dans l’imaginaire du Solar punk : récit d’un atelier de design tourné vers le futur.
Entre plantes, prototypes lumineux et fiction prospective, les étudiants de deuxième année Design Prototypage ont exploré l’univers Solar punk à travers un projet mêlant méthodologie design et imagination utopique.
Un atelier transformé en micro-laboratoire du futur
Cette session de design nous a littéralement plongés dans l’univers Solarpunk, ce mouvement esthétique et philosophique qui imagine un futur lumineux, végétalisé et profondément optimiste.
Dès les premiers cours, l’ambiance en atelier avait changé. Ça parlait fort, ça gribouillait, ça collait, ça découpait. Les tables étaient couvertes de croquis organiques, de textures végétales, de matériaux biosourcés et de références futuristes.
On voyait partout des dessins de structures végétalisées, des images de villes utopiques, et même des plantes que certains avaient ramenées “pour se mettre dans le mood”. L’atelier avait des airs de serre créative — un joyeux chaos où la nature rencontrait l’imagination.
Anecdote : un jour, le professeur s’est assis avec nous pour regarder nos recherches. Il a commencé à imaginer un futur Solarpunk encore plus fou que nos croquis, presque improvisé. Toute la classe s’est mise à rire. Ce moment a brisé la pression et renforcé l’idée qu’on co-créait un futur ensemble, comme dans un vrai petit laboratoire d’utopies.
Adapter un objet du quotidien : un exercice entre rigueur et fiction
Le sujet nous demandait de réinventer un objet du quotidien dans un environnement différent, en l’adaptant aux valeurs Solar punk.
Dans mon cas, le point de départ était : un potager d’intérieur. L’objectif était de lui donner une nouvelle place dans un monde où la technologie est douce, où la nature reprend ses droits, et où l’objet doit s’intégrer harmonieusement à l’environnement.
L’esthétique Solar punk mélange matériaux naturels, technologies low-tech, couleurs douces et formes organiques. Un futur où l’humain, la lumière et la nature avancent ensemble. Franchement, ça donnait envie d’y vivre.
Retour aux fondamentaux de la méthodologie design
Derrière cette dimension très imaginaire, l’objectif pédagogique était clair : revenir aux bases du design — recherche, idéation, conception, fabrication — en y ajoutant une dimension fictionnelle.
Interview : focus sur le projet de Liam :
“Mon projet, c’est une réinsertion des abeilles productrices de miel dans un milieu urbain Solar punk. Je voulais imaginer un système qui améliore les zones urbaines tout en remettant la nature au centre.”
“Trouver une idée intéressante et faisable. Le Solar punk est un univers très précis, presque fictif, donc il fallait rester cohérent sans s’éloigner du sujet. Il fallait trouver l’équilibre.”
“Les formes organiques, le lien constant avec les plantes, et cette façon d’intégrer la nature dans tout ce qui est technologique. C’est doux, fluide, vivant.”
“Je pourrais aller plus loin sur les détails, surtout sur la base. J’ai plein d’idées pour enrichir les formes, mais je n’ai pas eu le temps de tout développer.”
Imaginer un futur qui fait du bien
Au final, ce projet Solar punk a été bien plus qu’un simple exercice scolaire.
C’était une invitation à imaginer autrement, à réfléchir au futur non pas comme une menace, mais comme une possibilité enthousiasmante.
Grâce à la méthodologie design, on a pu structurer nos idées.
Grâce à l’univers Solar punk, on a pu rêver un peu plus loin.
C’est peut-être ça, le plus bel enseignement : concevoir ensemble des futurs qui donnent envie d’être vécus.
Par Aurore Delmares et Emma Galochet